Société civile/NORD-KIVU: la population devrait collaborer avec les étrangers en mission pour l’éradication de EBOLA

Publié le: 11/04/2019 à 18h11min47s

Par Radio Moto Butembo-Beni

Les étrangers en mission pour la riposte contre la maladie à virus Ebola ne peuvent rien sans la population locale. Propos du deuxième vice-président de la société civile au Nord-Kivu. Edgar KATEMBO MATESO l’a dit à l’issue d’une séance de formation des membres de la société civile sur la communication de risque, ce jeudi 11 avril 2019.

Le vice président de la société civile au Nord-Kivu pense qu’il est irresponsable de considérer les expatriés venus travailler dans la riposte comme des ennemis de la population. Edgar KATEMBO MATESO explique que les intervenants dans la riposte peuvent rentrer sans finir la mission d’éradiquer la maladie. Dans ce cas, la population locale est la victime principale. Car, poursuit Edgar KATEMBO MATESO, elle aura perdu des êtres chers et la chaine de transmission ne pourra qu’être coupée. C’est ainsi que le vice président de la société civile au Nord-Kivu pense qu’il est temps de cesser d’être sentimental, pour dire Non à la mort de plusieurs personnes.

« Selon les statistiques qu’on nous a présentées, il a été prouvé que seule la ville de Butembo a déjà plus de la moitié de victimes de Ebola. Ce qui est grave. Et entre temps les gens continuent à mourir. Les gens devront comprendre que les étrangers qui sont dans notre région ne sont pas là contre nous. Ils sont là pour nous aider. Mais ils ne vont pas nous aider sans nous », a conscientisé EDGARD MATESO

Les avis de certains habitants de Butembo sont partagés entre la marque de reconnaissance et les reproches. De manière globale, les personnes interrogées souhaitent la fin de l’épidémie avec le concours de la main d’œuvre étrangère.

« Ils sont venus d’abord sans beaucoup connaitre le milieu. Ils peuvent avoir des difficultés par rapport à cela, mais ils sont en train de se débrouiller », a reconnu ce jeune étudiant à coté de qui l’autre lance « Présentement, mon appréciation n’est pas favorable. Et ça m’engage moi. Ils ont vraiment monnayé ça ». Un loue « Je crois qu’ils sont en train d’accomplir. Il faut voir aussi comment la maladie est dangereuse ».

Dans sa nouvelle approche, la société civile largue plus de 600 de ses membres dans des aires de santé pour alerter des cas suspects d’Ebola. La société civile veut en finir avec Ebola et des casses liées à la résistance.

Notons que 18 nouveaux cas confirmés ont été notifiés mercredi 10 avril, dont 11 à KATWA, 3 à MANDIMA, 3 à VUHOVI et un autre à Beni. Ce même jour, 10 personnes sont mortes d’Ebola. Nous poursuivons nos contacts avec les équipes de riposte pour répondre aux revendications de certains habitants interrogés.


Publié le: 11/04/2019 à 18h11min47s
Par Radio Moto Butembo-Beni
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